Et tout peut devenir possible...

Inclassable est le mot, je ne saurais pas où le mettre..

mercredi 26 septembre

Pardonnez-moi...

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Un film étonnant, pas fatiguant et émouvant, avec une scène plutôt explicite et violente en son genre. Un film qui me laissait perplexe au début, et qui a fait sa place avec surtout des comédiens vrais et fortement présents. C'est ni aseptisé, si mou du genoux. Construire son avenir oui, avec un morceau du passé aussi. Enfance douloureuse, parents incompétents à nous satisfaire et à nous développer, incompréhension de quiconque se trouve ne dehors de nous.
Un film touchant, premier essais ressenti comme un besoin et une expulsion qui s'exprime. A rencontrer

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lundi 24 septembre

De ceux qui... sont-ils vraiment ?

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Un tourbillon en rires et pincements. La lumière diffuse et les souvenirs s'affolent.
Se reconnaître sans se connaître.
C'est un peu ça.
Depuis eux il y a eu tellement d'autres.
Depuis eux il y a eu tellement d'expériences, d'autres, d'émotions, de voyages, de rencontres...
Les langues sont déliées mais quelque chose palpite trop fort et empêche d'être complètement soi, complètement là.
Comment être celle qui a été et celle qui est dans le même mouvement.
Il a regardé. Son sourire a changé mais les traits sont là.
Elle a tourné la tête. Le profil est le même.
Laisser sortir les mots pour découvrir.
15 ans, c'est presque rien à dire, c'est tout à vivre.
Tout semble si loin, si longtemps, si présent.
Tant construire ailleurs pour voir que la vie va vite et grouille de partout.
Leurs visages, leurs souvenirs, leurs avenirs, leurs mots, leurs... eux.
Tout semble si lointain et étranger.
Les mots se développent et quelque chose va trop vite. L'angoisse empêche par seconde de profiter plainement et le mouvement ne s'arrête pas. Il faut aller si vite et découvrir tellement. Faire le contour, le tour, le superficiel, le superflu, l'essentiel, le résumé.

Paris s'enfuit derrière la vitre.
Grisâtre, nuagueux, presque ténébreux.
Kings of convenience.
Je pense beaucoup à eux.
J'ai trouvé celle que je ne suis plus vraiment.

La  lumière est faible et le bruit enveloppe chaque coin de la pièce. La pellicule n'est plus là mais on cherche malgré tout l'image. Ferme-toi et n'oublie pas. Ne laisse pas se développer l'angoisse.
Plaisir. Substance.
Ses joues palpitent.
La rentrée des classes est faite. La sortie aussi.
Ceux qui ont été sont finalement un souvenir glacé.
Ceux qui ont été aiment, voyagent, sourient, ont les souvenirs de 15 années passées.
Ceux qui ont été font des enfants, font des erreurs, des choix, des allers, des retours...
Ceux qui ont été se cherchent toujours et développent le meilleur. Ceux-là sont finalement bien plus qu'un souvenir.

Se reconnaître sans se connaître. C'est plutôt ça.
Ceux qui ont été sont devenus.

Mon esprit bouillonne et trop d'éléments sont à recevoir. Je parle vainement pour ne pas aller à l'essentiel, mais j'absorbe surtout. Ceux qui ont été sont. Ceux qui ont été ont beaucoup donné et partagé ce soir-là. Epoque révolue qui n'est qu'un morceau de chacun.
Il a tourné le regard, elle a fait la moue, il avoue des souvenirs innaltérables, elle a le rire sincère.
Un papillon rapide et volubile. Personne à sa place et partout ravi.

De celle qui palpite et s'enfuit. Ne plus savoir qui je suis.
D'une époque ou d'une autre, dans un sens ou dans l'autre.
Celle qui a été ou devenue.

Posté par jus de pomme à 06:36 - Inclassables... - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 09 septembre

Dialogue avec mon jardinier

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Entre Daniel et Jean-Pierre, que pourrais-je dire ? Rien de plus, rien de moins. Un réalisateur qui m'a toujours touchée, depuis "Elisa" et surtout "Les enfants du marais". Pourquoi aimer toujours les films où il ne e passe rien ? Je ne répond plus à cette question, puisqu'elle n'a pas sens. Il se passe toujours quelque chose pour moi, en moi ou ailleurs... J'ai aimé le calme, le simplicité de rien du tout, d'une relation, encore. Il y a un rapport unique, quasiment un huit-clos entre quelques décors et deux amis. Pas d'antagonismes réels, pas de fixation sur un rapport de bonnes ou mauvaise valeur. J'ai trouvé le film frais, axé sur une amitié et touchant. Comment cela pourrait ne pas être le cas... Je suis de parti pris, j'avoue. Un réalisateur dont j'apprécie les films, et deux acteurs parmi les meilleurs en mon coeur... C'était gagné d'avance ne un sens, et j'ai pourtant su encore me laisser surprendre.

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Il ne se passe rien, peut-être... ou pas. A chacun de voir.

Posté par jus de pomme à 18:40 - Cinémathèque française - Commentaires [0] - Permalien [#]



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