lundi 19 février
Le combat ordinaire
T. 1 : Le combat ordinaire
T. 2 : Les quantités négligeables
T. 3 : ce qui est précieux
Dernier coup de coeur Bd. Du simple, de l'histoire au dessin. Du fin et du vrai. Des personnages attachants, un héros de tout les jours, un ordinaire qui vaut plus encore. Une très belle série que je conseille et qui promet encore de bien belles choses. De la matière à sourire, à réfléchir, du tilt et de l'émotion.
Les Autres
Ayant une construction qui ne manque pas d'originalité, ce livre est un concept pour commencer. On rencontre Théo et les autres, mais ou lieu de nous narrer cette histoire, l'auteur nous fait des remake en trois parties. Dans un premier on découvre "les choses pensées". On découvre ainsi les personnages, et finalement aussi, le déroulement de la soirée vu à travers les pensées et les sentiments de chacun. Ensuite on a la droit au dialogue pur. Ce sont les "choses dites". Sans narration, comme une pièce, rapidement jetés sur les pages, les dialogues fusent et sont courts. Des phrases lancées au milieu de gens qu'on connait du coup déjà, les mots d'une histoire que l'on connait. Mais à présent on découvre les intéractions entre les personnages, les confrontations directes. La dernière partie concerne les "choses rapportées" et c'est là uniquement une narration. a chaque partie on nous ajoute une couche, un détail, un décor ou un mot et c'est plutôt intéresssant. Il faut rajouter à cela le sujet du livre. Un jeu psychologique autour d'un feu ou chacun peu, ou non, doit, ou pas, se dévoiler et s'apprendre lui-même à travers les autres, et surtout ce que les autres pensent, connaissent, ou mieux, croient connaître. Les poussées psychologiques sont parfois moyennement explorées, mais cela ne manque pas de faire réfléchir. Il y a des redites, forcément, malgeureusement. C'est intéressant de découvrir des personnages plutôt différents, mais qui évoluent quand même ensemble. Mais la construction n'en demeure pas moins originale, même si l'histoire, elle, ne l'est pas vraiment. On manque de tourner en rond à explorer les personnalités et les travers humains, mais ça se tient malgré la répatition.
mercredi 06 septembre
RE : King and God
Laisser une lecture pour en prendre une autre. Une histoire bien longue, avec des difficulté pour pénétrer dans l'histoire, un rythme parfois moyen, des descriptions bancales et pas mal d'erreurs de traduction. Je n'avais plus lu Stephen Kign depuis quelques années, "la tempête du siècle" je crois, sous forme du scénario, donc j'avais envie de reprendre l'univers. C'est un peu confus parfois je trouve, je ne connais pas encore la fin à l'heure où j'écris ses lignes, il me reste environ 30 pages que je terminerai juste après, mais je m'attends déjà à être déçue un peu par ce que j'apprendrai. Le mal, le bien, tout cela s'exprimant de différentes façons, et sous différentes formes. We'll see...
Et puis donc dès ce soir, ma lecture va changer d'épaule. Je constate que je regarde les vitrines avec envie, d'acheter du nouveau papier, des nouveaux mots, juste sur la base d'un titre ou d'une jolie couverture. Je ne recherche pas plus que le coup de coeur et finalement, ma bibliothèque est pleine par manque de temps d'encore trop à lire. Ce traité attends depuis le début de l'année je crois bien, et il est temps de s'y mettre. Les conversations que j'ai pu avoir autour avec deux personnes l'ayant lu m'ayant ouverte à l'envie. La couverture m'angoisse, mais le contenu sera sûrement moins confus que King. Moins angoissant ? Là, je n'en sais rien, c'est certain... Et je crois que je ne saurais plus là pour vous le dire.
dimanche 03 septembre
RE : Delerm and my secret
Petite lecture de repos aujourd'hui, pour finir la journée. "Enregistrements pirates", ça faisait longtemps. Et là, au milieu des autres, un petit pincement, pour presque rien. Juste un déjà vu, juste un chaud au coeur, juste un craquement léger, un sentiment d'amour trop futile mais qui existe quand même. C'est vrai.
Y a qu'en France qu'on voit ça !
On n'aurait pas prêté à priori à la personne qui vient de s'exprimer ainsi une connaissance exhaustive des manières de pratiquer dans l'ensemble de la planète, mais le verdict est tombé sans appel : "Y a qu'en France qu'on voit ça!"
Le pire, c'est qu'une docilité coupable vous encourage presque à approuver cette déclaration furibarbe. Au dernier moment, un vieux reste d'honnêteté intellectuelle retient au bord de vos lèvres l'adhésion souhaitée. Tout compte fait, vous n'êtes pas absolument certain que ça se passe vraiment mieux - en matière de paperasse et d'administration : c'est de cela qu'il s'agit en général - au fin fond de la Russie ou de la Patagonie septtentrionale. Mais le furieux passe outre, et reprend une partie de sa phrase, avec une autorité plus appuyée et un hochement de tête apitoyé, comme si l'autoconviction rendait la thèse irréfutable :
- Y a qu'en France !
Le propos traduit moins la révolte qu'une résignation longtemps contenue qui lâche enfin la bonde. On n'y changera rien, mais ça soulage de le dire. Le plus étonnant, c'est que l'on croit déceler, sous l'apparence antipatriotique du propos, une satisfaction secrète d'avoir affaire à une tare spécifique, une opposition obtuse mais bien-de-chez-soi. D'ailleurs, à bien y regarder, peu d'autochtones vous semblent aussi français que celui qui vient de jeter ainsi l'anathème. N'est-ce pas même un aveu de franchouillardise délibéré, cette façon de critiquer une certaine idée que se font les Français de la malveillante entité qui les dirige ? Il ne s'agit pas des Français, pas même de la France, mais d'"en France". Il est question de cette contrée abstraite où un pouvoir lointain délègue au laxisme de ses satellites la possibilité légale d'enquiquiner les gens.
Parfois, un je-sais-tout intervient dans le débat, qu'il écrase de sa sérénité clairvoyante de voyageur mondialiste. "Ne croyez pas ça ! C'est partout pareil." On n'aime pas ça. On lui en veut, et l'on se sent pris d'une subite sympathie pour les atrabilaires. C'est tellement mieux, s'il n'y a qu'en France qu'on voit ça !

Enregistrements Pirates - P. Delerm - p 67
mercredi 31 mai
Rien de grave
Non, rien de vraiment grave en un sens, sauf que celà fait bien longtemps que je n'ai pas cesser de lire un livre sans jamais le reprendre, sans jamais le terminer. De mémoire ça doit faire deux bonnes années, avec "L'étoile des amants " de Solers. Je ne sais pas trop, mais quelque chose me dérange. Le style de l'écriture je crois, que je trouve lourd sans vraiment pouvoir en définir davantage. Je ne sais pas m'expliquer pourquoi j'ai du mal à l'ouvrir et à suivre avec intérêt. L'histoire n'est que banale et ne me dérange absolument pas. Il y a même des choses parfois très pernitente sur les sentiments ou la rupture. On fait bien souvent de l'extraordinaire avec du quotidien, c'est ce qu'il y a de mieux d'ailleurs. c'est un monologue intéressant, d'introspection, de remise sur pied et rien de tout cela ne me pose problème. Mais là, la page 63 aura eu raison de moi. Il y en a 194 donc je ne me suis peut-être pas assez donné la peine, mais je vais le laisser quelques temps se rafraîchr l'esprit dans ma bibliothèque, on ne sait jamais. Il y a de très très bons avis ailleurs.
"Il y avait aussi une couverture de livre un lacet un haltère une écharpe un après-ski une brosse à cheveux, dans cette pièce vide comme une tombe pillée, un vide qui ressemblait à celui de ma tête, de mon ventre, un vide qui ne serait jamais comblé, qui aurait résisté à l'arrivée de nouveaux sentiments, ce vide-là absorbait tout comme un trou noir, c'était un vide intergalactiue, un vide épais, un vide d'ogre, il fallait que je parte, il fallait que je me décontamine d'urgence, c'est ça, la rue Bonaparte, c'est juste ça que j'ai pensé quand je l'ai visité et que je me suis décidée, je ne me suis pas dit ça y est, c'est goût, c'est mon idéal, c'est un joli cocon pour une jolie nouvelle vie, je déteste les gens qui se disent ça, j'ai horreur de ceux qui passent leur vie à chercher l'endroit parfait où ils pourront s'installer et, une fois qu'ils l'ont trouvé, à faire des tas d'histoires pour bien l'aménager, quand ils ont fini c'est la fin, ils sont devenus vieux, ils n'ont plus qu'à mourir, non, je me suis juste dit c'est un bon appart parce que c'est un bon sas de décontamination." ¨
[extrait - p 60 -61 - une phrase.]
mercredi 05 avril
Je l'aimais - Anna Gavalda
Après "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", et "Ensemble c'est tout", je me suis dit pourquoi pas un de plus. Les nouvelles du premier m'avaient touchée et fait sourire, la rencontre des personnages du deuxième m'avait vraiment accroché. J'avais avalé les 573 pages en 3 jours sans le lâcher en me délectant des sentiments de quatre personnes tellement comme tout le monde. J'avais l'impression de toucher du doigt du connu qui retourne un peu.
Et puis il y a deux jours, la dernière page de "Je l'aimais" a été tournée. L'écriture est toujours fluide et simple, sans prétention et souvent juste. Mais cette histoire-là m'a laissée dans un souvenir douloureux, puis une succession de souvenirs...finalement c'est presque tellement l'histoire de toutes les vies, de toutes les rencontres, de tous les amours. J'ai aimé y retrouver une douleur et en même un espoir. Tant de mots sont tellement... que des mots finalement. Mais se lever le matin et prendre les choses à revers... Et si ça fait mal ? Et si la vie nous gâche et nous abîme ? Combien de chance ? Combien de fois ? Combien de bonheur ?
Je trouve que cet auteure fait dans le simple et le commun en faisant en sorte de déterrer ce qui semble hors de tout. Aime-t-on lire ce qu'on vit ? Chaucun voit midi à sa porte. Moi j'aime lire ce qui me touche, et celui-ci a mis juste.
Des pays.
Des rencontres.
Et si ça avait été possible ? Je crois que ça l'est finalement toujours.
Et moi aussi, je l'aimais. L'imparfait, temps de conjugaison exprimant le passé, qui a du mal malgré tout à trouver sa place en moi. La faille entre le présent et le passé est si présente.
jeudi 23 mars
Bientôt in my bibliothèque
Rencontre au fil de l'autre
Entretiens : Grégoire Laville & Yves Colin
Photographies : Claude Gassian
Préface de Laurent LAVIGE
Format : 15x21 — 168 pages
Date de parution : 14 mars 2006
ISBN : 2-915651-42-6
Prix de vente public : 19 € TTC
dimanche 12 février
Vers l'être en devenir
Deux histoires dont j'ai fait le tour et qui se recoupent. Un couple ou une femme seule à la recherche de la même chose, à la rencontre de la même sensation ; l'amour de l'être en devenir.
Un triomphe et en même temps des tas de questions si cette histoire devenait la mienne.
Un livre bien écrit, par une journaliste avertie que son rôle et son désir de mère ont emmenés plus loin.
Un couple d'acteur formidable et une Isabelle Carré vraiment comme d'habitude, une actrice merveilleuse. Une réalisation vraie, une approche d'un pays où les sensations physiques sont presques présentes et tout le reste...
Ces deux histoires sont un combat, un seul, au milieu d'une administration qui laisse aucun répit, dans un monde où la malheur des uns rencontre la souffrance des autres... Plusieurs histoires personnelles et intimes conduisent tout le monde au même carrefour, celui de la déraison parfois peut-être... jusqu'où.
J'ai aimé les deux, me les suis approprié comme un futur et en même temps ils m'ont mis en face de beaucoup de choses à régler avec sa propre histoire, son propre devenir, ses propres désirs.
vendredi 04 novembre
Dis, est-ce que ça repousse les ailes ?
Je connais un endroit
où le soleil s'attarde et se recueille
où le vent passe comme une caresse
où
loin du monde
le silence a une âme.
Dis, est-ce que ça repousse les ailes ? B. Jacques. L
(Dans (Lectures))
vendredi 21 octobre
En attente d'émotion...

Les mots de quelqu'un d'autre en attendant les miens sur cet achat délicat...
Pour vivre (presque poèmes)
De Bernard Friot, illustr. de Catherine Louis, éditions de La Martinière
"Pour vivre, presque poèmes, tel est le titre, trop modeste, de ce premier recueil de poésie édité par La Martinière. Car cet ouvrage offre des moments d’intense beauté. Chaque double page est une nouvelle expérience, une nouvelle aventure ; Bernard Friot évoque les facettes de l’existence, par bribes, par tâtonnements, puis soudain avec une brusquerie, un empressement tantôt jubilatoire, tantôt accablé : « Parce qu’on est toujours seul / il faudrait décoller son ombre / du mur / la laisser partir / et prendre la direction opposée / pour espérer / un jour / au croisement des chemins / une vraie rencontre ». Catherine Louis, quant à elle, a su encore une fois renouveler son art, elle a su faire résonner les mots du poète dans des écrins de textures, de teintes, de compositions toujours réinventées. Dès lors chaque page tournée provoque certes une émotion particulière, mais la même admiration face à tant de savante fantaisie."




















